Akira Kurosawa (1957)

Rototo : Wahizu et Miki, commandants des forts 1 et 2 s’en vont annoncer au Commandant du Château de l’Araignée leurs victoires respectives et la capitulation de leur ennemi commun. En chemin, ils rencontrent un Esprit qui prédit que l’un d’entre eux commandera le Château de l’Araignée et que le fils de l’autre lui succèdera, ciao et bonne chance dans la vie les gars.

Bouak bouak bouak : Parce que maintenant, il va falloir composer avec. Car à quel point la connaissance de l’avenir peut-elle conditionner la réalisation de la prédiction ? Quelle place peut être laissée au libre arbitre ? L’ambition saurait-elle être tempérée par la raison ? Les réponses que propose cette adaptation de Macbeth (ça n’apporte pas grand chose au post de le préciser , mais en même temps, ça ferait tâche de l’omettre et puis de toute façon, c’est fait) en disent long sur la vanité et finalement la tristesse que peut receler la nature profonde de l’homme…et de la femme (?). Lady MacBeth (euh, Washizu) incarne ainsi, à son corps défendant, le catalyseur de l’Oracle. Son ambivalence est la clef de voûte de ce drame. Ses postures d’une terrifiante sobriété vous hanteront longtemps, tout comme les représentations oniriques des Esprits et des plans hallucinants en veux-tu ? – y en re-n’a. Pour peu que l’on accepte le jeu outrancier de Toshiro Mifûne (Wahizu)qui a probablement inspiré des générations de Bioman, on est ici face à une œuvre majeure.